Jour 30
23 juin 2019
Dodo autonome : Au parc entre King’s Point et Rattling Brook, au
pied du sentier qui mène à la chute
Km de la journée : 290 km
Total : 6683 km
Nous quittons Twillingate satisfaits de l’excursion de la veille, et
après avoir mis le blog en ligne et fait le plein d’eau, nous nous dirigeons
vers King’s Point où des Icebergs ont été rapportés sur Iceberg finder.
Effectivement, arrivés à King’s Point, nous apercevons deux Icebergs,
un petit sans intérêt et un plus gros qui s’est prêté volontiers aux caprices du
photographe.
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| L'Iceberg de King's Point |
En parlant avec un « local » qui arrivait en bateau après
avoir fait le tour de l’Iceberg photogénique, j’apprends qu’il y en a un autre
nettement plus gros à l’entrée de la baie. D’ailleurs, il me dit que celui qui
est en face de nous est un « bébé » par rapport à celui qui est à
l’entrée de la baie. Il n’en fallait pas plus pour me mettre l’eau à la bouche.
Il m’indique également le nom d’un opérateur qui pourrait m’y amener. Il
s’est d’ailleurs excusé plusieurs fois de ne pouvoir m’y amener parce qu’il n’avait
pas les assurances nécessaires. Je pars donc à la recherche de cet opérateur,
le trouve et prends les informations pertinentes pour la suite des choses. Puisque
je suis le seul client à vouloir aller aussi loin (18 km), le prix ainsi que la
qualité de la lumière sont des éléments à considérer d’autant plus qu’on
annonce de la pluie pour demain. C’est à
suivre.
Nous nous installons dans le parc au pied de la chute, en face du
Iceberg que nous avons vu en arrivant. Nous constatons alors qu’avec la marée,
cet Iceberg se déplace vers le large. Reviendra-t-il avec la prochaine
marée ?
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| Vu de notre campement |
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| La chute de Rattling Brook |
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| Qui se jette dans la baie |
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| Notre campement à Rattling Brook |
Après le souper, petite marche dans les environs et quelques photos
souvenirs…
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| Une installation de pêche rudimentaire |
Jour 31
24 juin 2019
Dodo autonome : Parc du Boutte, au Cap St. Georges
Km de la journée : 376 km
Total : 7059 km
J’écris cette avant-dernière chronique à partir de Terre-Neuve assis à
une table de pique-nique au Parc du Boutte à Cap St. Georges. Il fait soleil,
le vent est tombé et je suis très bien dehors. Il faut bien s’apprêter à
quitter Terre-Neuve pour avoir droit à cela.
Nous sommes installés dans un endroit idyllique, sans doute mon plus
bel endroit de camping autonome du voyage. Seuls au monde, près de la mer avec
le bruit des vagues en fond de train ainsi que celui de la colonie de mouettes
tridactyles pas loin.
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| Notre installation au Parc du Boutte |
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| Vue à partir du début du sentier |
Mais commençons par le début.
Comme à l’habitude, la journée a commencé sous la pluie. Mais notre
idée était déjà faite. Aussi, à 9h12 très exactement il a été décrété à
l’unanimité que la saison de la chasse aux Icebergs était officiellement
terminée. D’ailleurs, l’Iceberg qui était face à notre installation hier soir a
disparu, emporté vers le large…. Ainsi va la vie des Icebergs !
Nous décidons, pour la première fois du voyage, de prendre notre
déjeuner au restaurant. Petit problème, nous n’en avons trouvé aucun qui
ouvrait avant 10h……. Bizarre !
Nous avons donc amorcé le trajet vers le traversier que nous prendrons
mercredi le 26 juin pour essayer de trouver un peu plus de soleil et de
chaleur. Mais, dernière demande de Jacques : passer par le Parc du Boutte
à Cap St. Georges. Aussitôt acceptée avec grâce par Michèle.
En cours de route, nous avons vu un autre orignal qui broutait sur le
bord de la transcanadienne. On ne les compte plus : cinquième, sixième,
septième ? Évidemment pas question de s’arrêter pour les photographier. Trop
dangereux. Mais Michèle réussit quand même à le photographier.
La péninsule de Port au Port où est situé le Parc du Boutte est
l’endroit où l’on retrouve le plus de francophones à Terre-Neuve, héritage de
la déportation des Acadiens. On y trouve également un deuxième four à pain ancestral
ainsi qu’un « terrain de camping » gratuit, si on peut appeler cela
un terrain de camping compte tenu de l’inexistence de services. Mais, la vue est à couper le souffle.
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| Un coucher de soleil dans une lumière très spéciale |
Jour 32
25 juin 2019
Dodo autonome : Au stationnement de la plage à Channel Port-aux-Basques
Km de la journée : 258 km
Total : 7317 km
Ce matin, réveil avec un beau soleil, peu de vent et pas froid…. Comme
si Terre-Neuve nous disait : « Ben voyons donc, ne partez pas si
vite ! ». Trop tard… il aurait fallu envoyer le message plus
vite !
Une belle rencontre ce matin ave M. Cormier, un directeur d’école d’ici
à la retraite, ancien enseignant. Il m’explique qu’il reste environ 700 à 800 personnes
francophones dans la région du Cap St. Georges. Il y a également deux écoles
francophones, une à Cap St. Georges et une autre à Mainland ou « La Grande
Terre » en français.
Comme il me l’expliquait, ici on apprend le français, mais on attrape
l’anglais. Le processus d’anglicisation s’explique par le fait que les curés
étaient Irlandais et ne parlaient pas français, tout en détenant une grande
influence sur la population. Il y a aussi, qu’en 1942, les Américains ont
installé une base militaire à Stephenville, tout près. Et quand les Américains
arrivent, ils installent leur culture… Et le troisième facteur d’anglicisation
a été l’arrivée de la télévision américaine (avec la base militaire) qui s’est
imposée dans les foyers.
Belle rencontre, très instructive.
Je profite ensuite de la belle journée pour aller faire en partie le
sentier qui relie le Cap St. Georges à la Grande Terre. Superbe sentier qui
longe la mer et se promène dans les collines. Il mène à une colonie de mouettes
tridactyles et de guillemots à miroir. Belle randonnée avec des paysages à
couper le souffle.
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| Le départ du sentier |
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| Belles falaises |
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| La colonie de mouettes tridactyles |
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| Au loin l'île où les Français venaient s'installer pour la pêche d'été |
Pendant ce temps, Michèle repère des baleines à partir du Safari. À mon
retour, je repère des dauphins qui se nourrissent de capelans et j’observe des
Fous de Bassan plonger à la recherche eux aussi de nourriture.
Après le dîner, c’est le départ de cet endroit idyllique pour
Channel-Port-aux-Basques pour notre dernière étape à Terre-Neuve. Nous nous
installons au stationnement de la plage, ce qui me permet de faire un dernier
sentier qui contourne la pointe de cette petite péninsule. J’y croise des
élèves du secondaire qui, tout heureux d’avoir fini l’école font un feu de
grève et y brûlent leurs notes de cours et j’assiste, une fois de plus à un
superbe coucher de soleil.
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| Channel Port aux Basques vu de la plage |
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| Le sentier qui contourne la pointe |
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| Une petite plage privée avec ça ? |
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| Le long du sentier |
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| La plage |
Jour 33
26 juin 2019
Dodo autonome : La plage d'Indian Beach à près du traversier
Km de la journée : 9 km
Total : 7326 km
Nous quittons Terre-Neuve ce matin avec un petit pincement au cœur mais
néanmoins très satisfaits d’avoir atteint nos objectifs.
J’ai en banque une multitude de photos d’Icebergs.
Nous avons fait une foule de belles rencontres avec des Terre-Neuviens.
Nous avons en tête des paysages grandioses.
Nous avons vu une faune diversifiée et, pour la première fois, j’ai pu
photographier des caribous d’assez près.
Enfin, nous comprenons un peu mieux cette province très particulière.
Nous quittons sur le Blue Puttees, un traversier qui tient son nom d’un
régiment de soldats Terre-Neuviens qui sont allés faire la guerre 14-18 en France et en Belgique et qui ont été
baptisés les Blue Potties en raison des bandes molletières bleues qui faisaient
partie de leur uniforme.